Exercice d’évacuation : ce que l’inspection regarde vraiment
L’exercice d’évacuation fait partie des obligations réglementaires en entreprise. Pourtant, il est encore trop souvent oublié ou réalisé “pour cocher une case”, sans réelle préparation ni analyse.
Lors d’un contrôle, l’inspection du travail ne se limite pas à vérifier qu’un exercice a bien eu lieu. Elle s’intéresse surtout à la manière dont il est organisé et suivi.
Les premiers éléments observés concernent la fréquence : le Code du travail prévoit au moins un exercice d’évacuation tous les six mois, soit 2 exercices par an.
Il peut s’agir de deux exercices d’évacuation ou d’un exercice complété par une formation pratique.
Mais ce n’est pas suffisant. L’inspection regarde également :
la présence et la visibilité des consignes de sécurité
l’identification des guides et serre-files
l’accessibilité et le désencombrement des sorties de secours
l’existence d’un point de rassemblement clairement défini
la capacité réelle des salariés à évacuer sans panique
et surtout la traçabilité : compte rendu, date, participants, axes d’amélioration.
Les erreurs les plus fréquentes sont simples : exercice improvisé, salariés non informés, issues encombrées, aucun débrief réalisé, ou absence totale de preuve écrite.
Un exercice d’évacuation n’est réellement utile que s’il est préparé, encadré et analysé.
Le débrief permet d’identifier les dysfonctionnements et d’améliorer les procédures avant qu’une situation réelle ne survienne.
Chez Wotan Formation, nous accompagnons les entreprises dans la mise en place d’exercices d’évacuation efficaces, conformes aux exigences réglementaires et adaptés aux réalités du terrain.
Parce qu’en matière de sécurité, ce qui compte n’est pas seulement de faire… mais de bien faire et de pouvoir le démontrer.